De la Savoie à Nice
- traveltothemoon
- 18 sept. 2016
- 11 min de lecture
A l'occasion des journées du patrimoine, nous avons participé à une chasse au trésor à travers le Vieux-Nice organisée par le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes. Nous avons résolu des énigmes, rencontré des comédiens et avons découvert des lieux emblématiques de l’histoire maritime de Nice. Nous étions six - Caroline et Léo étaient avec nous - et nous avons passé un moment très agréable. Nous avons marché trois heures et nous avons même pris un petit bateau pour aller de l'autre côté du port.



Munis de cartes et de carnets, nous avons déambulé dans Nice jusqu'à la caserne Lympia facilement reconnaissable par son clocheton à horloges. Son histoire commence en 1750, avec les travaux du port Lympia. Des magasins voûtés sont alors construits pour abriter le matériel de creusement puis utilisés comme bagne, afin d’y enfermer les galériens employés aux travaux du port. À partir de 1826, la monarchie sarde y réalise d’importants travaux pour améliorer les conditions de vie des forçats et de leurs gardiens et, servant de prison jusqu’en 1887, l’édifice connaîtra ensuite différents occupants, dont l’armée, d’où il tire son nom actuel.
Nous avons commencé notre aventure devant le palais Sarde et nous sommes passés devant l'ancienne loge communale qui, édifiée en 1574, était le théâtre de débats et de réunions. Nous nous sommes ensuite promenés dans l'ancien quartier des pêcheurs où l'on peut voir une façade décorée d'une fresque représentant Adam et Eve. Près du palais Caïs de Pierlas - que l'on voit sur la photo ci-dessus - nous avons rencontré les pêcheurs (des comédiens) sur la place de l'ancien marché aux poissons; puis nous avons regagné le bord de mer où en 1860, les pêcheurs tiraient leurs barques sur la plage de galets à l'aide de treuils. On a pu voir d'ailleurs le seul treuil qui a résisté au temps. Quand on longe le bord de mer, on peut voir des petites maisonnettes qui occupent la place des anciennes fortifications de Nice.

Nous sommes montés ensuite sur la colline d'où la vue est belle sur le front de mer. Nous sommes redescendus et avons poursuivi notre chemin en direction du port. A la place Guynemer, nous avons retrouvé les bagnards - encore des comédiens - qui nous ont aidés à poursuivre notre aventure.



Dans le port, au quai des deux Emmanuel, nous avons vu les fameux "pointus", les bateaux de travail des pêcheurs niçois. Aujourd’hui, il n’existe plus de chantier de construction mais les 80 pointus niçois restent soigneusement entretenus par leurs propriétaires. Après notre rencontre avec les bagnards, nous avons emprunté un pointu traditionnel, "Lou Passagin", pour traverser le bassin et aller à la caserne Lympia qui était notre ultime étape.




Nous avons fait de jolies découvertes comme le lavoir rue de l'ancien Sénat et avons appris que le mot niçois "chapa" signifie "prendre" ou "prise" et désigne donc le marché aux prises, c'est à dire aux poissons, qui se tenait sur le rivage. Nous sommes passés sous la porte Charles-Félix qui fut ouverte en 1826 pour accueillir le roi Charles-Félix à travers les magasins construits au XVIIIe siècle par les Ribotti.

Charles-Félix fut roi de Sardaigne et duc de Savoie. Le patrimoine niçois a été profondément marqué par l’appartenance de Nice à la Maison de Savoie pendant près de cinq siècles (1388-1860). Non seulement les Savoie construisirent ou virent se construire l’essentiel des bâtiments notables encore existant pour l’âge baroque et la première moitié du XIXe siècle, mais ils ont aussi marqué, par leur conception volontariste de l’urbanisme, le dessin même de Nice.
Si vous vous voulez en savoir plus sur les princes de Savoie et Charles-Félix, poursuivez la lecture du texte en bleu, sinon allez plus bas!
Issus d’une famille de fonctionnaires carolingiens établis autour de Chambéry (XIe siècle), les Savoie finirent par s’y bâtir un domaine important et autonome. Héritiers du contrôle des passages alpins septentrionaux, les premiers comtes de Savoie étendent peu à peu leur domination sur le nord de la plaine piémontaise, jusqu’ à s’emparer de Turin en 1250. Bien que placés sous la tutelle de plus en plus fictive du Saint-Empire germanique, l’inaccessibilité de leurs possessions alpines et la maîtrise de ces cols, portes de la riche Italie vers l’Europe occidentale, favorisent une émancipation progressive. Le XIVe siècle sera marqué par la figure de deux grands comtes, Amédée V (1249-1285-1324) et son petit-fils Amédée VI (dit le Comte vert, 1334-1343-1383) qui étendent leur influence vers le sud (acquisition du Piémont du sud, 1382) en multipliant les mariages avec les comtes de Provence, et vers le nord en s’établissant fermement à Genève et au-delà du lac Léman. C’est cette politique expansionniste habile qui permet à Amédée VII (dit le Comte rouge, 1360-1383-1391), en 1388, d’intervenir dans la Guerre civile provençale et d’obtenir le ralliement des habitants de la Provence orientale avec Nice et ce qui allait devenir son comtat. Quand le fils d’Amédée VII, Amédée VIII (1383-1391-1451), ceint la couronne comtale, qu’il allait d’ailleurs faire transformer en couronne ducale en 1416, il est à la tête d’un territoire qui, du nord au sud, contrôle la totalité des passages alpins occidentaux et s’est même ouvert une étroite fenêtre sur la mer, Nice. Cependant, un siècle difficile s’annonce (1452-1553), marqué par l’intervention croissante de la France dans leurs affaires puisque, par l’acquisition du Dauphiné (1349) et de la Provence (1481), elle est devenue leur plus puissant voisin, puis par leur position intermédiaire entre France et Habsbourg lors des guerres d’Italie (1494- 1559). Cependant, le renoncement de la France à ses ambitions italiennes et l’évacuation de la Savoie et du Piémont occupés par elle depuis 1536 permet aux Savoie de revenir au premier plan. Le premier duc à marquer durablement ses Etats depuis Amédée VIII est Emmanuel-Philibert (1528-1553-1580) qui, ayant grandi à Nice, éprouvait beaucoup d’affection pour cette ville. Nice et sa région doivent à Emmanuel-Philibert la construction de la citadelle de Villefranche, du fort du Mont-Alban, le transfert de la ville haute de la colline du Château vers l’actuel Vieux-Nice, la création du cours Saleya (1577), la fondation de l’Université (1559), la construction du palais communal (1574, actuelle bourse du Travail, place Saint-François) et du palais ducal (1560, actuel palais des rois de Sardaigne). Son fils Charles-Emmanuel Ier (1562-1580-1630) fit établir une Cour d’appel, le Sénat (1614), commença les travaux de la route royale Nice-Turin (1616) et fit de Nice un port-franc (1612), libre de taxes douanières, ce qui fut la clé de son développement postérieur. Dans les années 1559-1560, Emmanuel-Philibert crée, à partir de Nice où il s’est installé, les bases administratives, judiciaires et économiques d’un Etat moderne et transfère sa capitale de Chambéry à Turin (1563) mais Charles-Emmanuel Ier doit consentir la cession à la France et aux Suisses de toutes ses possessions au-delà du Rhône (1601). Le règne de Charles-Emmanuel II, sous l’influence de sa mère Christine de France, puis de son épouse Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie-Nemours se traduit aussi par une extraordinaire floraison artistique, en particulier dans le domaine des arts du spectacle (fêtes princières, musique, danse) dont Nice se fait l’écho (fête du Nettuno Pacifico, 1642, Grande entrée du duc, 1666). Cet épanouissement culturel, qui voit l’italien s’imposer comme langue de l’élite, sera complété par une nouvelle modernisation des institutions du duché, due au règne tumultueux de Victor-Amédée II (1666-1675- 1730). En deux guerres contre Louis XIV (1690-1696 et 1703-1713), il va réussir à s’imposer sans tomber pour autant sous le contrôle des Habsbourg. Nice en fera les frais : assiégée deux fois (1691 et 1705), elle y perdra son Château et ses murailles (1706). Mais le duché en sort renforcé, au total, acquérant dans la plaine du Pô le marquisat de Montferrat, Turin est encore agrandie, de nouveaux édifices, grandioses, s’y dressent et surtout les Savoie ajoutent à leurs titres une couronne, celle de roi de Sardaigne. Nice lui doit la mise en œuvre de l’extension urbaine du Pré-aux-Oies (1717, actuel quartier de l’Opéra) avec la place du Palais et la tour de l’Horloge.
Le fils de Victor-Amédée II, Charles-Emmanuel III (1701-1730-1773), deuxième roi de Sardaigne, suivra avec plus de modération la voie de son père. S’il ne peut échapper à une guerre contre la France (1741-1748, avec l’occupation de Nice en 1744), il veillera encore à la réforme administrative et au développement culturel et artistique de ses Etats, sans négliger les questions économiques. C’est à lui que Nice doit la création du port Limpia, avec son quartier à plan régulier (à partir de 1751) et l’église Saint-François-de-Paule (vers 1752). Non loin de là se dresse aussi la chapelle de la Miséricorde, chef d’œuvre absolu du baroque niçois (1740). Enfin, Victor-Amédée III, son fils (1726-1773-1796) fait créer par ses architectes les Terrasses, le premier Théâtre royal (1776), la place Victor (aujourd’hui place Garibaldi, 1780-1790) et parachever la Route royale commencée par Charles-Emmanuel Ier, qui y aboutit (1782-1792). Mais le royaume peine à se rénover politiquement. La tourmente révolutionnaire emportera les Savoie comme bien des monarchies européennes. Nice et la Savoie sont occupées en 1792 et annexées en 1793 et, malgré une longue résistance sur les Alpes, le Piémont est envahi en 1796, Turin occupée en 1798 et le Piémont annexé en 1805. Exilée en Sardaigne, la famille, incarnée par des souverains faibles (Charles-Emmanuel IV, 1751-1796-abdique en 1802, Victor-Emmanuel Ier, 1759-1802- abdique en 1821) est contrainte de s’en remettre aux grandes puissances pour espérer récupérer ses Etats. Grâce à la bienveillance de l’Angleterre et de la Russie, c’est finalement chose faite en mai 1814, avec en prime, l’annexion de la Ligurie et de Gênes, tant convoitées depuis le XVIIe siècle. Mais le climat politique est troublé : Victor-Emmanuel Ier abdique en 1821 après un soulèvement militaire, sans avoir eu le temps de laisser une empreinte. Son frère Charles-Félix (1765-1821-1831) lui succède. Il laissera à Nice un grand nombre d’éléments urbains. On ne peut comprendre la personnalité du roi Charles-Félix sans évoquer la crise majeure d’avant son règne, à savoir la Révolution française. En effet, suite à l’invasion du territoire par les troupes révolutionnaires, les Savoie perdent tout. La Savoie et Nice sont occupés (septembre 1792), puis Turin en 1798, ce qui force l’exil de la maison pour la Sardaigne. Le père de Charles-Félix, Victor-Amedée III va d’ailleurs mourir de chagrin le 19 octobre 1796, suite à tous ces événements. C’est alors une monarchie terriblement humiliée qui va tenter de subsister pendant la fin de la Révolution et l’Empire. En effet elle est obligée de mendier de quoi survivre auprès des Anglais et des Russes car tous ses biens et territoires sont confisqués à l’exception de la Sardaigne. Les rois en exil qui se succèdent alors, Charles-Emmanuel IV (de 1798 à 1802) puis son frère Victor-Emmanuel Ier (de 1802 à 1821), n’ont plus aucun moyen politique à leur disposition. Deux autres de leurs frères meurent en exil. L’avenir paraît très sombre pour les Savoie. Mais, avec le traité de Paris en 1814 et grâce au soutien de l’Angleterre et de la Russie (ce dernier obtenu par l’entremise du général niçois Alexandre Michaud qui, fuyant les Français en 1796, était devenu un proche du tsar Alexandre Ier), la situation paraît pouvoir être rétablie. Les Savoie retrouvent l’intégralité de leurs possessions, Piémont, Nice et Savoie, augmentées de la République de Gênes mais la Restauration fait des mécontents car ils rétablissent aussi la monarchie absolue, tout couma dinans, tout comme avant.
Peu nombreux sont ceux qui veulent retourner intégralement à l’Ancien régime. Le 9 mars 1821, les libéraux de Gênes et Turin se soulèvent, réclamant une constitution, forçant Victor Emmanuel Ier à abdiquer le 12 mars (l’ex-roi vient d’ailleurs se reposer à Nice avec sa famille). C’est alors son frère Charles-Félix qui va lui succéder. Il n’a aucune expérience. Il ne devrait normalement pas régner mais, on l’a vu, la Révolution et l’exil ont emporté ses deux autres frères. Le voilà donc sur le trône des Savoie. Le soulèvement est écrasé avec l’aide des Autrichiens, les biens des libéraux sont ainsi confisqués et les fonctionnaires doivent à nouveau prêter serment, sans parler des nombreuses peines de prison et des exécutions qu’il ordonna. Cette cruelle répression du mouvement libéral, conduite par le Niçois Ignace Thaon de Revel, lui vaudra l’ironique surnom italien de Carlo-Feroce. Pourtant, habilement, il reviendra sur cette dureté et déclarera une amnistie partielle le 30 septembre de la même année. C’est donc un roi tout en contradictions qui s’installe sur le trône. Charles-Félix va d’abord tout mettre en œuvre pour obtenir le départ des Autrichiens, présents en Piémont à sa demande depuis 1821. Diplomatiquement, quoique très attaché à l’indépendance de ses Etats, il est aussi lié au système européen de la Sainte-Alliance, du côté des Russes, des Prussiens et des Autrichiens. Charles-Félix est bien sur actif dans d’autres domaines puisqu’il fonde le musée Egyptien de Turin (le 3ème d’Europe après le British Museum et le Louvre). C’est aussi lui qui commande le théâtre de Chambéry et qui fonde la Compagnie Royale Dramatique. Enfin, il va tenter des réformes sociales créant la Caisse d’épargne de Turin en 1827 ou la Société royale d’Assurance générale en 1829. Il fait restaurer l’antique abbaye de Hautecombe, sur la rive du lac du Bourget, en Savoie, qui est pour sa dynastie ce que Saint-Denis est pour les rois de France. Sa politique d’embellissement de Turin et de Gênes rejoint celle de Nice. La fin de sa vie est troublée par la tentative révolutionnaire de l’exilé Mazzini sur la Savoie, au début du mois de mars 1831. Mais la répression du mouvement mazzinien va être assurée par son cousin et futur successeur le prince Charles-Albert de Savoie-Carignan. C’est donc paisiblement que Charles-Félix meurt le 27 avril 1831 dans la plus pure tradition des Savoie, son corps étant recouvert par le Saint-Suaire avant d’être déposé à Hautecombe.
Nice change beaucoup sous le règne de Charles-Félix. C’est alors que naît la promenade des Anglais, lou camin dei Inglès, le premier chemin côtier de notre histoire, tracé en 1822 par un philanthrope, le pasteur Lewis Way, et qui deviendra le symbole de la Belle-Epoque. Cette même année, le roi cède à la Ville la colline du Château à charge pour elle de la transformer en parc public, ce que commence à faire Antoine Risso (1785-1843), le grand botaniste niçois, dès 1828. A la même époque, en 1824-1825, l’intendant Alexandre Crotti de Costigliole fait niveler les anciens remparts de la rive gauche du fleuve et établir dessus le premier grand boulevard de ceinture de la ville, actuel boulevard Jean-Jaurès. De même, un riche bourgeois niçois, Joseph Bermond, fait ériger à ses frais une nouvelle et magnifique fontaine de marbre, dite des Tritons, qu’il dédie à la reine Marie-Christine.
A l’occasion de son premier voyage officiel dans notre ville, en 1826, on restaure la Palais royal (actuel palais des rois de Sardaigne ou de la Préfecture), pillé par les révolutionnaires français en 1792 et laissé depuis à l’abandon. Sur ses instructions, on rénove le port Limpia sous la direction de l’intendant Vincent Lunel de Cortemilia, relançant ainsi l’économie niçoise, et on élargit le quai Rauba-Capèu qui le relie à la ville. Il fait achever la route Nice-Gênes (actuelle Grande Corniche, commencée sous l’Empire). Il commande aussi le pont Charles, ou Pont neuf (achevé en 1824) enjambant le Paillon, permettant ainsi le développement du faubourg Saint-Jean-Baptiste, le long de la rive droite.
On ne s’étonnera donc pas que la première visite officielle du roi, de novembre 1826 à janvier 1827, ait été accueillie avec joie. A son arrivée au port, venant de Gênes, Charles-Félix reçoit les clefs d’or de la ville des mains des consuls. Puis on dételle sa voiture et, à bras, on la conduit par le bord de mer jusqu’au Palais royal à peine restauré sous la conduite du peintre Paul-Emile Barbéris (1775-1847). Pendant tout son séjour, par sa simplicité bourrue, le roi va s’attirer l’affection des Niçois, faisant avec eux les gestes rituels du quotidien, comme la promenade au bois du Var ou le pèlerinage à Laghet. Ce séjour, renouvelé durant l’hiver 1829-1830, va laisser de nombreux souvenirs de pierre. Ouvrant sur le cours Saleya à son extrémité est, on crée pour sa venue une nouvelle porte qui prendra son nom. Côté rue des Ponchettes, on peut encore y lire l’inscription latine qui dit : " En hommage à notre bon roi de passage à Nice, nous lui ouvrons nos portes et notre cœur ". Au port, sa statue est érigée en 1829 sur souscription publique pour le remercier d’avoir conservé le port-franc et d’avoir battu les barbaresques de Tripoli (au cours d’une expédition navale, en 1825). Citons encore la colonne des Serruriers de 1827, offerte par la corporation (aujourd’hui boulevard Jean-Jaurès, au niveau de la rue Centrale). Enfin, le monument des Juifs, à l’entrée du pont Saint-Charles, rappelle la reconnaissance de cette commaunté pour les Savoie qui les avaient toujours bien traités.
Avant notre déambulation, nous étions allés déjeuner à Bagelstein, une chaîne de restaurants spécialisée dans les bagels. Hormis les donuts, tout ce qui est vendu dans leurs boutiques est fait maison par leurs boulangers-pâtissiers. Le concept est sympa: tu peux choisir ton pain (nature, complet, au sésame, au pavot, au fromage, aux échalotes, aux graines) et la garniture. Les bagels sont vraiment bons. Le décor est chouette aussi: les murs sont couverts de photos de unes de magazines et de journaux et de citations amusantes. On recommande cet endroit fréquenté par une clientèle jeune.


Nous avons tellement apprécié l'endroit que nous y sommes retournés après notre balade pour boire un coup.
Cela a été une belle journée. Nous avons découvert le trésor et sommes revenus avec des bonbons et des petits cadeaux - casquettes, chapeaux, porte-clé, livres, colliers etc ... Je recommande à tous ce genre d'aventures!
Bonne semaine!